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mardi 24 novembre 2015

Info plante : Le saule



Traditionnellement, on utilise l’écorce des jeunes branches du saule pour faire baisser la fièvre ou diminuer les douleurs. C’est le saule qui initia les découvertes sur l’acide acétylsalicylique, la fameuse molécule de l’Aspirine®. Ses propriétés fébrifuges et anti-inflammatoires sont bien connues depuis plusieurs millénaires. C’était un grand remède pour les Chinois, les Amérindiens ou les Grecs. En Occident, son usage médicinal remonte à Galien (129 à 200 av. JC). 
Apaiser les douleurs rhumatismales est la plus grande indication du saule. Il trouvera son utilité dans toutes sortes de rhumatismes, mais encore plus lors de poussées inflammatoires. En agissant sur l’inflammation, il agit sur le confort ostéoarticulaire. Néanmoins, il ne résoudra pas forcément la cause des problèmes. 
On le préconise également pour calmer les maux de tête, les douleurs dentaires ou les maux de dos notamment au niveau lombaire. La salicine n’est qu’un des principes actifs de l’écorce de saule. Lorsque l’on consomme celle-ci, une très petite quantité de ce principe actif suffit pour révéler son effet anti-inflammatoire. La quantité recommandée pour la molécule d’acide salicylique synthétique est beaucoup plus importante. Pourquoi ? Parce que l’effet anti-inflammatoire de l’écorce de saule est dû à une synergie de composants (dont les flavonoïdes), contrairement à une simple molécule reproduite par l’homme.

Au Moyen Âge, on employait aussi les chatons et les feuilles pour un effet calmant sur la libido, surtout masculine. Plus généralement, on en tire des bienfaits pour un bon sommeil récupérateur. On employait aussi les chatons pour les femmes dites « au tempérament excessif ».



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