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mardi 30 septembre 2014

Info plante : La ballote fétide



La ballote fétide est aussi nommée Ballote noire, Marrube noir, Marrube fétide ou encore Marrube puant. C’est son odeur de moisi et sa saveur amère et âcre qui lui valent ces noms quelque peu repoussants. C’est pour cette raison qu’elle est assez peu utilisée en infusion.

En macération alcoolique elle aura l’intérêt d’être plus facile à consommer tout en ayant une teneur en principes actifs plus élevée. Seraient-ce ces effluves repoussants qui chassent les cauchemars des anxieux ?

Toujours est-il que la ballote est une plante qui favorise une bonne entrée dans le sommeil mais aussi des nuits de qualité.


Ses propriétés touchent essentiellement le système nerveux. Elle est donc très indiquée pour la nervosité, l’anxiété, les angoisses et même la dépression. Certains vertiges sont apaisés par la ballote, mais aussi les bouffées de chaleur ou les palpitations. Pour stopper le « pipi au lit » chez les enfants ou apaiser les spasmes gastriques d’origine psychosomatique, elle sera efficace. On la conseille également pour réguler les menstruations ou encore en tant qu’expectorant, car elle améliore les sécrétions bronchiques. Elle possède des propriétés antispasmodiques, ce qui faisait la conseiller pour apaiser les toux des coquelucheux.



La ballote est d’une efficacité reconnue, par la tradition et même par la science, pour agir sur la dépression. On a trouvé qu’elle avait des affinités avec les benzodiazépines.




mardi 23 septembre 2014

Info plante : La busserole


La busserole fut très employée par les médecins du XVIIème siècle pour traiter des affections rénales. Par la suite, certains l’on discréditée parce qu’elle s’avérait soi-disant inerte et donc inefficace. Elle a ensuite repris sa place dans la tradition de l’herboristerie en 1857. Ces retournements sont probablement liés à un problème de récolte. En effet, on a découvert par la suite que ses feuilles sont gorgées de principes actifs en septembre ou octobre alors que ce taux est très bas le reste de l’année. L’erreur était sûrement là, car on retrouve facilement dans bien des écrits que l’on peut récolter les feuilles toute l’année.



Le nom de busserole lui vient du provençal bouisserolo. Cela s’explique par la ressemblance de ses feuilles avec le buis. Ses fruits sont très appréciés des ours, d’où le nom de raisin d’ours, le deuxième nom de la busserole. Ceux-ci sont comestibles également pour l’être humain même si leur goût, rappelant la pomme, reste fade. Leur pulpe est très nutritive car riche en glucides complexes.



mardi 16 septembre 2014

Info plante : L’actée à grappes



L’actée à grappes est une plante d’Amérique du Nord qui peut mesurer jusqu’à 2,5m. Cohosh noir, cimicifuge ou herbe aux punaises (parce qu’elle éloigne les insectes) sont ses autres noms. Ses fleurs blanches sont disposées en grappes, d’où son nom d’Actée à grappes. Les Amérindiens l’employaient pour moult problèmes, du rhumatisme au mal de tête en passant par les problèmes respiratoires, les maladies rénales ou en tant que plante stimulante de l’utérus, pour accélérer les accouchements. À ce propos, elle a toujours été considérée comme une plante davantage bénéfique à la femme. On l’appelait d’ailleurs herbe des squaws.


L’actée à grappes a tendance à augmenter le taux d’œstrogènes (grâce à la présence d’un isoflavone notamment) tout en diminuant le taux de progestérone dans le sang. C’est pour cela qu’elle est particulièrement bénéfique aux femmes qui vivent la ménopause difficilement. Elle apaise les bouffées de chaleur. Son influence sur la production de sérotonine est à considérer comme positive également car on observe souvent une baisse dans cette période.


Retenons simplement que l’actée à grappes agit en tant que régulateur surtout chez la femme ménopausée. Une précaution est de mise pour les femmes qui ont eu un cancer hormonodépendant. L’activité ostrogénique de l’actée à grappes étant à prendre en compte.


mardi 9 septembre 2014

Info plante : Le noisetier








Dioscoride, sainte-Hildegarde, Matthiole et de nombreux écrivains grecs et romains ont fait mention du noisetier. On le trouve facilement dans l’ensemble de l'Europe et il s’acclimate bien à toutes les températures. L'utilisation du noisetier est très ancienne. On vantait les vertus tantôt des chatons, tantôt de l'écorce, ou des noisettes elles-mêmes, mais ce sont les feuilles qui sont les plus reconnues.

C’est un cousin de l’hamamélis aux propriétés sur le sang très proches. Au point que sous l'occupation, l'hamamélis de Virginie n'étant plus importé, le docteur H. Leclerc avait suggéré d'utiliser la feuille de noisetier à la place.



Les feuilles du coudrier comme on le nomme aussi, sont très utiles pour de nombreux troubles circulatoires. On l’emploie en infusion à raison d'une cuillère à soupe de feuilles sèches pour une tasse. 2 à 3 tasses par jour suffiront. Les bourgeons du noisetier ainsi que les jeunes feuilles, à récolter juste après l’éclatement du bourgeon, sont très gustatives en salade. Leur richesse en vitamine C tombe à point nommé au printemps. Les bourgeons sont aussi utilisés en gemmothérapie.



Il est plus simple de trouver du noisetier dans nos régions que de l’hamamélis. La période propice pour récolter ses feuilles est de mai à août suivant la région. Il faut que le temps soit sec et que leur développement soit au plus fort. Vous pouvez en faire des infusions fraîches ou les faire sécher dans un endroit chaud et ventilé pour une utilisation ultérieure.



Rien de plus simple !