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mardi 28 octobre 2014

Info plante : Le boldo



Le boldo est tellement connu en herboristerie traditionnelle que beaucoup pensent qu’il s’agit d’une plante locale. Ce n’est pas le cas. Le boldo est un petit arbre qui pousse au Chili où on le cultive abondamment.


C’est le hasard qui a fait découvrir les vertus du boldo. Des moutons souffrant d’une maladie du foie avaient été parqués dans un enclos construit avec des branches fraîches de cet arbuste. Les moutons ont dévoré tout ce qu’ils pouvaient et on a pu s’apercevoir bien vite qu’ils étaient guéris.


Ensuite, il fut introduit en France en 1872 pour être étudié et employé pour ses propriétés médicinales. Ce sont ses feuilles que l’on utilise pour son action hépato-biliaire. Le boldo renferme des alcaloïdes dont la boldine qui rend son action puissante. L’ascaridole, un autre de ses composants, est toxique à haute dose. L’huile essentielle extraite de ses feuilles l’est également. 
Il est donc contre-indiqué pendant la grossesse et on le déconseille chez les personnes souffrant des cellules hépatiques. 

En tisane il est très facile d’emploi, mais on apprécie qu’il soit mélangé à d’autres plantes plus douces et moins amères. En résumé, le boldo est une plante tonique, amère et puissante.



mardi 21 octobre 2014

Info plante : La potentille



Potentilla vient du latin potens qui veut dire « puissant ». Ceci fait référence à sa haute teneur en tanins qui en fait une des plantes les plus astringentes. Elle est notamment un grand remède pour les muqueuses à commencer par les gencives.



Il n’y a pas une seule potentille. Dans nos contrées européennes, on trouve facilement la Potentilla reptans, la Potentilla anserina ou la Potentilla erecta que nous avons choisi d’étudier ici. C’est cette dernière que l’on nomme aussi tormentille. Les trois sœurs, comme les appelle Marie-Antoinette Mulot, ont à peu de choses près les mêmes propriétés grâce à leur teneur équivalente en tanins.



On utilise la racine en décoction contre les diarrhées et les coliques. Plus généralement, on parle des tourments du ventre. Olivier de Serres, agronome du XVIème siècle, la recommandait contre les « tourments des dents » également. Dans ce cas, elle sera un des meilleurs remèdes pour raffermir les gencives et prévenir le déchaussement. On l’utilisera soit en poudre à disposer sur la brosse à dent, soit en décoction afin de pratiquer des bains de bouche face à des pharyngites, des angines, des aphtes ou des ulcérations des gencives.



Le saviez-vous ?

Les tanins de la tormentille permettent de tanner les peaux encore plus efficacement que le font les écorces de chêne. L’inconvénient est que le ramassage de ses petites racines est plus laborieux que celui des écorces de chêne ! Les Lapons l’utilisent malgré tout car elle contient un pigment rouge qui permet de colorer les peaux lors du tannage.



mardi 14 octobre 2014

Info plante : Le myrte


Le myrte est un petit arbre de 2 ou 3 mètres de hauteur, que l’on trouve sur tout le littoral méditerranéen. On distingue le myrte vert originaire de Corse qui entre dans la composition du fameux myrtéi, une liqueur digestive, et le myrte rouge qui est originaire du Maroc. Le myrte vert dégage une odeur plus légère et plus subtile que le myrte rouge. Ce sont les rameaux que l’on utilise pour la distillation.


Les deux espèces étaient déjà utilisées par les Grecs et les Romains, pour leurs vertus thérapeutiques. Le myrte rouge est le plus riche en acétate de myrtényle un principe actif puissant reconnu pour apaiser les spasmes notamment au niveau pulmonaire.



Les deux myrtes sont utilisés en application sur la peau. On les emplois dans ce cas sur une base d’huile végétale et éventuellement associées à d’autres huiles essentielles pour une synergie en fonction du problème. Elle est à éviter chez la femme enceinte et les enfants en bas âge.



Avec le myrte, on fabriquait au XVIème siècle L’eau des anges, pour tonifier et resserrer les pores de la peau. On utilise aussi depuis toujours les feuilles de myrte pour la cuisine, au même titre que les feuilles de laurier. Pour aromatiser certaines sauces on utilise également ses fruits.


mardi 7 octobre 2014

Info plante : La bugle rampante



Traditionnellement, on conseillait la bugle rampante pour traiter les plaies, les blessures ou les hémorragies. On l’appelait d’ailleurs « petite consoude » en référence aux propriétés cicatrisantes de la grande consoude. Elle est aussi efficace pour limiter l’apparition d’hématomes. Dans ce cas on conseillait de la prendre sous forme de macération dans du vin. En décoction, la bugle rampante servait aussi aux gargarismes contre les angines.



Pour les médecins de campagne elle était comme une panacée. Depuis l’arrivée des traitements modernes pour soigner les blessures, elle est passée petit à petit en désuétude. Pourtant ses effets sont toujours bel et bien présents. Des expériences ont vérifié ses propriétés astringentes et cicatrisantes. On sait qu’elle est riche en tanins, et en iridoïdes dont l’harpagoside, le principe actif notable de l’harpagophytum. Il était donc logique de la préconiser pour les troubles rhumatismaux.



Aujourd’hui, on conseille la bugle rampante essentiellement pour ses vertus sur l’arbre respiratoire. Elle agit tout aussi bien sur les toux récalcitrantes, la dilatation excessive des bronches ou l’asthme, ainsi que sur de nombreuses autres formes de pneumopathies aiguës ou chroniques.



Pour profiter des bienfaits de la bugle rampante, on emploie la plante entière sauf la racine. Soit en infusion pour un usage interne, soit en décoction pour une application externe ou en gargarisme. Elle s’emploie aussi facilement en teinture mère. On peut la consommer également intégrée à des salades. Son amertume étant tout de même forte, on préfèrera l’ajouter en petite quantité.