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mardi 17 mars 2015

Info plante : L'Eucalyptus




L’eucalyptus, vous connaissez sûrement. Mais lequel utilisez-vous, et sous quelle forme ? Essayons d’y voir plus clair…


Plusieurs espèces d’eucalyptus sont couramment utilisées à travers le monde pour leurs propriétés médicinales : les eucalyptus globulus, radiata, smithii ou citronné sont les plus connus. Les trois premiers sont indiqués pour traiter les affections respiratoires.
L’eucalyptus citronné quant à lui, est conseillé en application cutanée pour traiter les inflammations localisées. Ces quatre eucalyptus se trouvent facilement sous forme d’huile essentielle. 


En herboristerie traditionnelle, on utilise les longues feuilles en forme de faucille de l’eucalyptus globuleux, nommé aussi gommier bleu. Elles s’emploient en tisane ou en bains de vapeurs à inhaler. 


L’eucalyptol est la molécule identifiée comme active sur la sphère respiratoire. Ce principe actif est aussi connu sous le nom de 1,8 cinéole et indique l’action respiratoire de la plante qui en contient. Autres que les eucalyptus à visée respiratoire, on peut citer le niaouli, le myrte, l’arbre à thé, le ravintsara ou le laurier qui contiennent cette fameuse substance aux vertus reconnues. Une belle panoplie végétale pour notre santé !

mardi 10 mars 2015

Info plante : La chicorée




Cichorium intybus, voici son nom latin. Aujourd’hui, pour le commun des mortels, chicorée rime avec « chicorée Leroux ». Une richesse déjà perdue par la génération montante. C’est oublier qu’avant notre époque industrielle, qui a fait cette heure de gloire à Leroux, qu’avant l’arrivée des sucres raffinés et la transformation de nos bouches curieuses en becs sucrés, la chicorée était une plante vertueuse et digne des plus belles éloges. 

Depuis plus de 2000 ans, la racine de cette plante est pourtant utilisée pour ses bienfaits, notamment son amertume, tant bénéfique aux fonctions digestives. Celle-ci n’est pas si terrible, comparée à celle de l’absinthe ou de la gentiane et elle se consomme facilement en infusion. Le mieux est de l’associer à d’autres plantes qui ont pour effet de masquer ce goût auquel nous ne sommes plus habitué : la réglisse, l’astragale ou les graines de fenouil ou d’anis seront de bonnes compagnes.


En herboristerie, on ne tarit pas d’éloges sur l’inuline que contient la racine de chicorée. Voici un fait qui est resté un mystère pendant fort longtemps : l’inuline ingérée disparait pendant la digestion alors qu’aucune enzyme n’est capable de l’attaquer. On a découvert il y a peu que cette fibre indigeste pour nous, était une nourriture parfaite pour notre microbiote intestinal. Ce sont donc les bonnes bactéries qu’abrite notre intestin qui en font leur festin. Ne vous privez pas de la chicorée ! Torréfiée, en infusion ou dans votre alimentation avec les feuilles d’espèces voisines comme la trévise italienne.



mercredi 4 mars 2015

Info plante : La momordique




La momordique, appelée aussi margose à piquants ou Momordica charantia en latin, est un melon amer comestible utilisé dans la cuisine asiatique ou réunionnaise. Malgré son amertume marquée, ce fruit est souvent consommé lorsqu'il est encore vert, en crudité, confit, sauté ou en friture. En Inde, il entre dans la composition de nombreuses sauces au curry.

Traditionnellement, on lui reconnait une foule de propriétés. Ainsi, le fruit mûr est utilisé pour bien des troubles en Turquie, aux Antilles ou en Amérique du Sud. En Occident, on l’emploie plutôt sous forme de complément alimentaire, en gélule pour éviter l’inconvénient de son goût. 






mardi 24 février 2015

Info plante : La fumeterre



La fumeterre est une plante amère bien connue pour son action sur la fonction biliaire. Les médecins Antiques l’appelaient d’ailleurs « herbe à la jaunisse ». Son nom viendrait du latin Fumus terrae, qui signifie fumée de la terre. « Son jus fait pleurer les yeux comme la fumée », écrivait Olivier de Serres en 1600. Les Grecs et les Latins avaient déjà noté que cette plante a une saveur de fumée. Mais c’est bien son amertume qui agit, comme l’a confirmé la science. De nombreuses plantes peuvent être amères, mais la fumeterre possède une particularité. A la différence de nombreuses plantes à visée hépatique, la fumeterre a plutôt une action de régulation plus que de stimulation uniquement. Elle peut donc convenir à de nombreuses personnes.
La fumeterre est une plante herbacée qui pousse facilement le long des chemins et des terres non cultivées. C’est la plante entière que l’on utilise pour ses propriétés, en infusion, en extrait hydroalcoolique ou encore en gélule.


Si vous voulez préparer une infusion de fumeterre, prenez la valeur de trois cuillères à soupe de plante pour un litre d’eau. Ne laissez pas bouillir (ce n’est pas une décoction) et faites infuser de cinq à dix minutes (au-delà, le goût deviendrait très amer et l’action trop forte). Buvez une tasse de tisane avant les trois principaux repas. L’amertume joue un rôle important mais elle est parfois difficilement supportable. Tout est question d’habitude mais si c’est vraiment trop dur pour vous, associez-y des plantes qui masqueront ce goût, par exemple les feuilles de menthe ou de la racine de réglisse.


mardi 17 février 2015

Info plante : La sabline rouge



En Algérie, on nomme la sabline rouge Fettat El Hjar. Largement utilisée par les médecines populaires du Maghreb, elle est par contre très peu connue en France. Peu de Simples Médecines fortifient la fonction rénale comme la sabline rouge. On la trouve bien sûr en Afrique mais aussi dans certaines régions de France. On l’appelle sabline parce qu’elle pousse sur du sable. 
Son indication principale : la dissolution des calculs. Vive la théorie des signatures ! Les sels alcalins, les carbonates de sodium et de potassium qu’elle contient y sont certainement pour quelque chose. 

Son action se porte d’abord sur les calculs rénaux mais également sur ceux qui affectent la vésicule biliaire. Elle fait des merveilles pour faire baisser un taux d’acide urique trop élevé. On la préconise donc naturellement contre la goutte, les coliques néphrétiques et les lithiases urinaires et rénales. La sabline rouge agira beaucoup plus en respect de ce terrain. On évitera ainsi davantage le risque de récidive. Notons qu’elle est aussi un excellent antiseptique urinaire.



En usage traditionnel on réduit en poudre la sabline rouge et on la mélange à de l’huile d’olive pour faire disparaître les taches de rousseur du visage. Dans ce cas, il faudra éviter l’exposition au soleil.


mardi 10 février 2015

Info plante : Le boswelia serrata




On récolte la résine des arbres du type Boswelia directement en incisant leur tronc. On peut ainsi extraire les petites parties de résine qui se durcissent au contact de l’air. 

L’huile essentielle d’encens, ou oliban, est issue de la distillation de cette résine. Depuis des millénaires on fait brûler directement cette résine sur des charbons ou dans des encensoirs. Dans les religions hindoue, catholique et bien d’autres encore, on considère que l’odeur qui s’en dégage favorise la connexion spirituelle. Les Égyptiens, les plus grands parfumeurs de l’Antiquité, utilisaient abondamment l’encens. 

Sous forme d’huile essentielle, on lui reconnaît des propriétés fortement immunostimulantes. Son action se porte particulièrement sur les virus. Les médecins traditionnels ayurvédiques lui attribuent des propriétés antiinflammatoires. On l’a vérifié aujourd’hui grâce à sa teneur en acides boswelliques. Il est donc utile pour le traitement de douleurs ou d’inflammations diverses. Les médecins traditionnels chinois l’utilisent également pour les mêmes raisons. En huile essentielle, on emploiera l’encens en application externe, seul ou en mélange avec d’autres pour une synergie. Pour un effet antiviral préventif, on peut appliquer 1 à 2 gouttes pures en guise de parfum sur les poignets et le thymus.


Si l’on s’intéresse à l’action énergétique de l’huile essentielle d’encens, on peut dire qu’elle est un grand remède restructurant. Autant au niveau biologique, immunitaire, émotionnel et psychologique, son action est bénéfique. Elle est très efficace pour calmer les angoisses, l’irritabilité et apaiser le stress en application sur le plexus solaire.

mercredi 4 février 2015

Info plante : La badiane



Le fruit de la badiane (Illicium verum), ou anis étoilé, est depuis longtemps apprécié pour sa forte odeur aromatique et ses bienfaits pour le ventre. En fait, cette partie de la plante est concentrée en huiles essentielles, à hauteur de 5 et 8%, surtout  localisées dans  le péricarpe de son fruit. Cet arôme puissant est facilement délivré par le biais d’une infusion ou d’une courte décoction ou même dans l’alcool.
On connait bien la badiane en tant qu’ingrédient du vin chaud mais elle est aussi présente dans de nombreuses préparations  pharmaceutiques ou encore dans les dentifrices. Elle entre aussi dans la composition du célèbre Pastis.

Surtout cultivée dans le Sud Est asiatique en Chine et au Vietnam, il est difficile de la faire pousser sous nos climats. La badiane du Japon (Illicium religiosum) qui a des fruits plus petits, inégaux, terminés par une pointe en forme de crochet, est toxique.


Si l’on utilise son fruit entier, il vaudra mieux la consommer en une courte décoction pour en faire ressortir ses précieux actifs. Réduite en poudre, l’infusion conviendra très bien. Par précaution, son utilisation est à éviter chez la femme enceinte. Dans tous les cas, sa consommation doit rester limitée dans le temps car l’accumulation de l’huile essentielle qu’elle contient peut devenir toxique. C’est la dose qui fait le poison, ne dépassez pas plus de trois semaines une cure soutenue.